Je n'en dors plus. Perdue dans l'ivresse de mes cogitations nocturnes. Stériles et solitaires, mais si précieuses. Si secrétes. La fatigue ne me détruis pas. Besoins physiques. Non, Je ne veux pas m'y soumettre. J'aime m'en priver, c'est si bon, tellement ça fait mal. Anhillée, Assomée. J'ai peur.
Voyez, tout est bien trop structuré, organisé, asseptisé. Moi, j'veux que ça péte, que ça brûle, que ça détruise, que ça vandalise. Je veux voir les murs trembler aussi fort que mes membres frigorifiés. Agitation involontaire, inexplicable, bénie soit-elle. Cette apnée émotionelle me pése. Même si c'est ma main, et seulement la mienne qui maintiens ma tête immergée dans ces eaux stagnantes, mes larmes. J'AI PEUR!
Mes abîmes cerebraux ont franchis cette limite subjective. Mais maintenant je le sais. Et je peux vous le dire, et le hurler, car je n'ai plus honte. Je suis folle.
Depuis combien de temps? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je ne suis plus sûre de rien. Je ne crois plus en rien. Sauf en cette terreur, à en suer et en suffoquer.
J'ai peur, oui, terriblement peur, parceque justement, je ne sais pas.