J'veux que ça péte.

Et si j'écris de la merde, j'en suis consciente, soyez en sûr. Et si j'aime ça, c'est parceque on ne comprend pas, je n'aime pas être cernée. Seulement voilà, j'aime jouer avec ces flammes qui m'animent sans raisons apparentes. Je me suis brûlée, cette fois. Mes mains sont ostensiblement carbonisées par l'immonde délation. Paranoïaque. J'ai peur.

Je n'en dors plus. Perdue dans l'ivresse de mes cogitations nocturnes. Stériles et solitaires, mais si précieuses. Si secrétes. La fatigue ne me détruis pas. Besoins physiques. Non, Je ne veux pas m'y soumettre. J'aime m'en priver, c'est si bon, tellement ça fait mal. Anhillée, Assomée. J'ai peur.

Voyez, tout est bien trop structuré, organisé, asseptisé. Moi, j'veux que ça péte, que ça brûle, que ça détruise, que ça vandalise. Je veux voir les murs trembler aussi fort que mes membres frigorifiés. Agitation involontaire, inexplicable, bénie soit-elle. Cette apnée émotionelle me pése. Même si c'est ma main, et seulement la mienne qui maintiens ma tête immergée dans ces eaux stagnantes, mes larmes. J'AI PEUR!

Mes abîmes cerebraux ont franchis cette limite subjective. Mais maintenant je le sais. Et je peux vous le dire, et le hurler, car je n'ai plus honte. Je suis folle.
Depuis combien de temps? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je ne suis plus sûre de rien. Je ne crois plus en rien. Sauf en cette terreur, à en suer et en suffoquer.

J'ai peur, oui, terriblement peur, parceque justement, je ne sais pas.

# Posté le lundi 01 septembre 2008 01:48

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 11:10

4h 32.

Que mes os implosent, que mon sang ruiselle en une délicieuse flaque rougeâtre, que mes cheveux arrachés s'epapillent dans ces océans de perdition. Je m'en fiche.
Peut-être ai-je enfin compris? Compris la vacuité démesurée de ces maintes, de ces vaines supplications. Peut-être ai-je enfin nomée cette l'aube naissante d'emotions répugnantes, celles qui accablent emblematyquement mon muscle athrophié?
Peut être ai-je ressenties ce pléthore d'ignominie poindre en mes abîmes cerebraux?
Vous me trouvez ici dans l'ignorance la plus totale.
Je hais tout ce que cela represente.
Mes raisonements inconsistants se morcellent en un silence glacial, plat et aquatique.
Ma vie se résume à cette infâme obsesion. Que j'aimerai gueuler à m'en décrocher la machoire, à en faire éclater mes putains de corde vocales.
Je ne rêve que de ça.
D'amnesier toute ces années. De les oublier comme on oublie un songe.
Je suis là, une putain de loque, qui tire de maniére frenetique sur sa clope, comme si elle pouvais être la source de sa rédition, en plein milieu de la nuit.
En fait, non. Je n'ai pas compris. Je ne comprendrai jamais. Je ne me comprendrai jamais.

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 05 novembre 2008 13:49

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 11:03

Eat me, drink me.

Parceque de l'aube au crépuscule, l'Enfer nevrotique me guette.
J'aimerai tant scalper ce facies hideux, et doucement, ciseller ma boîte cranienne, pour enfin jetter aux flammes la bouillasse flasque, putride, l'encéphalle explosé. Oui, je veux m'en défaire. Je ne veux plus penser, ce n'est qu'une mutilation psychique.
Parceque, de la pointe de mes doigts jusque dans le haut de ma nuque, l'oubli salvateur me délaisse.
J'aimerai tant vider cette mémoire, enfin cesser de percevoir ces sentiments. Ils me débectent. Les vomir dans un râle rauque et evanescent. Mon éternité, blesse.
Parfois, quand viens la nuit, voile l'astre, je passe lascivement mon index sur ma paupiére inférieure. Ce n'est que de l'eau. Une vulgaire flotte sallée. Elle est sallie.
Par ses mains.
Je ne suis pas folle, je ne suis pas femme... Je ne suis rien. Puisque le jour se léve. Je ne serai plus que de par mon incohérence. Être, blesse. Le temps s'enfuit...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 14 novembre 2008 13:27

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 11:02

Ce ne sont que des cendres...

Je me souviens que je l'ai ardemment souhaité. Oublier. Je sais à présent que j'y suis parvenue, malgrés ou à cause de tout cela. Et maintenant? Je paie. Le prix de toute deception encaissée dignement. Enfin, dignement... Tout est fatalement relatif.
Sauf le prix. Lui est -à mon grand damn- bien trop concret. Je ne suis pas spécialement d'humeur à mettre des formes, ou à compliquer ce qui, me semble-t'-il, est terriblement simple. L'enculage de mouches n'est pas spécialement mon fort, la poésie et l'analyse non plus, c'est assez simple à remarquer.
Eh bien, je remarque qu'à trop manger on s'écoeure, qu'à trop apprendre on se lasse, qu'à trop boire on vomis. Jusque là, mon raisonement est, je le pense, assez accessible. J'en déduis mon symptôme le plus simplement du monde : à trop aimer on finit par ne plus rien ressentir. Il faut bien reconnaître que c'est à la fois merveilleux et atroce, ce sentiment étrange, quand votre coeur martelle votre poitrine, que vous ne pouvez plus rien dire, surtout pas balancer cette phrase pleine d'esprit et d'humour qui vous ferai valoir auprés de la personne concernée. Non, franchement, c'est universel, quand on aime, on a l'air con.
Et moi, ben... Je ne peux plus. Je vais ostensiblement mieux. Pourtant, je suis insensible. Ce qui ne supprime pas pour autant mon sentiment de sollitude. Ce n'est pas trés commode, nous sommes bien d'accord. Puisque la vie est bien trop courte, et mon âme, bien trop vide.

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 30 novembre 2008 09:19

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 11:00

Calcine mon thornytorinx.

Cette matiére, est elle moi? M'est elle extérieure? Dois je m'assimiler à ces miasmes digestifs? Je commence à comprendre le terme "rechute". Bien plus qu'un diagnostic. Qu'une pathologie. Je me vide. C'est une étape à laquelle je ne peux pas manquer, il le faut. Il est si facile de se remplir. Ce qui l'est moins en revanche, c'est de rendre ce qui, pendant l'espace d'un instant, m'as consolée. Cette substance épouvantable remonte faiblement le long de ma gorge... Efleure mes lévres. Et viens s'écraser dans un bruit flasque sur les parois de carrelage. Voilà où méne la lâcheté, la peur, la faiblesse et la solitude.
Pourquoi n'ai je pas deviner? Cette accalmie fut si passagére.
Ainsi, j'attente à ma vie en silence.
Rongée par mes propres déjections.
Voilà où méne la sollitude.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 02 décembre 2008 13:45

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 10:59